Les fondements

Quels sont les fondements de la psychanalyse corporelle ?

Mémoire du corps

Un siècle après l’invention par Freud de la psychanalyse verbale, Bernard Montaud a découvert et codifié une nouvelle voie d’accès au subconscient : le corps et sa sincérité sans concession. Il est aujourd’hui possible de revivre corporellement notre passé au travers de 8 couches de mémoire, et d’assister psychiquement aux films des 4 scènes fondamentales de notre histoire, qui ont construit notre personnalité.

Par le déclenchement de mouvements archaïques involontaires conscients dans le corps – les  lapsus corporels -, le corps traverse différentes couches de mémoires associées chacune à des niveaux spécifiques de compréhension du passé.
Entre le niveau un et le niveau sept, c’est une même vérité qui se décline à travers ces différents niveaux jusqu’à « l’intime conviction d’avoir tout vu, tout re-compris, et soudain de ne plus avoir mal de ce qui est arrivé » (extrait de Laisse parler ton corps, Bernard Montaud, Editions Eyrolles). « L’être assiste à ce qui a déterminé sa personnalité. Il découvre, dans un véritable point d’orgue, la manière dont tous les protagonistes de son histoire ont fait ce qu’ils pouvaient, à quel point ils ne pouvaient pas faire autrement ». Il n’y a plus dès lors ni bourreau ni victime, et cela produit un immense sentiment de paix.

Un 8ème niveau de lapsus corporel est actuellement en expérimentation dans le groupe de recherche de l’IFPC, introduisant une toute nouvelle dimension de séance, comme si le corps, débarrassé de ses problèmes du passé, se retrouvait assez naturellement devant ses problèmes du futur: « qu’est-ce que tu vas faire de ta vie, maintenant que tu n’es plus enchaîné à la répétition de ton histoire? ». Ce 8ème niveau sera introduit dans les cabinets libéraux prochainement.

 

Traumatismes constructeurs

Quelle est la définition d’un traumatisme constructeur pour la psychanalyse corporelle ?
Le traumatisme est un sommet de douleur existentielle qui résume toute une période de l’existence humaine.
Le traumatisme est le résultat d’un conflit intérieur entre deux forces contraires d’égale intensité, deux perceptions du monde qui ne peuvent pas coexister.

Dans cet instant complètement intenable d’un point de vue psychique, la personne pour conserver sa raison, va s’amputer d’une moitié de perception du monde intérieur et extérieur, une moitié du fonctionnement de ses organes des sens. Chaque traumatisme produit ainsi en chacun un « moins voir, pour moins souffrir ».
Dans un traumatisme, la réalité subjective que vit l’enfant est différente de la réalité objective qui a lieu extérieurement. L’enfant souffre toujours sincèrement de la confrontation avec les événements qu’il traverse, quel que soit le côté plus ou moins dramatique de ces derniers. Nous sommes ainsi tous en égaux en matière de traumatisme.

Quels sont les 4 traumatismes constructeurs ?

● Le traumatisme primordial de la naissance (forces en présence : « être/ne pas être »).

● Le traumatisme secondaire de la petite enfance (forces en présence : « vérité/mensonge »).

● Le traumatisme secondaire de l’enfance (forces en présence : « plaisir/honte »).

● Le traumatisme secondaire de l’adolescence (forces en présence : « idéal/réalité »).

 

Le traumatisme périnatal instaure notre cycle comportemental traumatique, alors que les trois traumatismes suivants réactualisent ce cycle dans les niveaux de maturité correspondant.

C’est l’ensemble de l’action des 4 traumatismes qui produit une programmation de l’individu, dans une personnalité inoubliable propre à l’ego, avec deux effets :
– nous pouvons nous sentir exister en tant que personne unique ;
– nous sommes programmés à voir et vivre le monde extérieur à travers le filtre de nos traumatismes.

 

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